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« AFP contre Google | Accueil | La concentration des médias : un épouvantail ? »

Commentaires

Jérôme Perani

Je me souviens du NY Times qui était gratuit, puis payant, puis de nouveau gratuit.

Richard Menneveux (rMen)

poser comme challenge de transformer le lecteur occasionnel en abonné payant et pas dans une moindre mesure, est ambitieux ;-). j'ai également réagi ce matin à ce sujet

http://rmen.typepad.com/cyberworker/2005/03/quelle_stratgie.html

christian

Ne serait-ce pas 2 questions à suivre ?
- Rendre payant l'acte de consommation
- Réfléchir sur le niveau de prix, et plus précisement sur l'élasticité au regard du prix proposé.
Vaux t'il mieux 500 abo à 15 €/mois ou 1000 à 6€ ?
A partir du moment ou le passage au payant fait (très) peur, n'est pas un moyen de limiter les risques que de partir du postulat que "de toute façon, très peu de gens passeront à l'acte" ... et que s'ils le font, ils sont certainement très motivés donc prêts à payer - cher- ?

Danielle

Oui, tu as raison, l'élasticité au prix est un élément important pour affiner l'analyse : il permet de ne pas opposer radicalement gratuit (modèle média) et payant (modèle à 2 faces) et donne un peu de profondeur.
Ainsi en admettant qu'on opte pour un modèle à 2 faces (pub + abonnement), il existe en effet une palette des possibles qu'il faut tester et qui n'est sûrement pas la même pour un journal comme Le Monde et pour un quotidien comme Le Parisien. Spontanément, on pourrait penser que Le Monde aurait plus de chance de fixer un prix plus élevé pour ses contenus que le Parisien, mais Le Monde pourrait aussi davantage jouer sur le nombre... Si on votait sur la pérennité du modèle choisi par le Parisien ?

christian

4 points :

1/ Juste une question de sémantique, mais modèle "publicitaire" ne serait-il pas mieux adapté que modèle "média" ?

2/ D'accord sur le fait qu'à priori le Monde présente un contenu à plus forte valeur ajoutée que le Parisien donc pourrait logiquement demander un prix plus élevé ...
Cependant, sur un marché aussi neuf, les équilibres traditionnels sont-ils opérants ?
* Quel est le véritable impact de la variable prix sur l'acte d'achat ?
D'après ce que j'ai pu lire, les expériences ont été payant vs gratuit et dans une moindre mesure paiement à l'acte vs abonnement. As tu connaissance de tests réalisés sur le niveau de prix ?
* Je m'interroge sur la véritable nature / maturité de la demande ? L'accès à un contenu média on-line n'est-il pas parasité par la nouveauté, par le profil spécifique des acheteurs online, par la "nécéssité de ..." ?
* en tant que chercheur, as-tu connaissance d'autres expériences de marchés innovants ou l'on aurait constaté ce type de perturbations ?

3/ Ma question n'était pas "le Parisien arrivera t'il à abonner ?" mais "aurait-il plus d'abonnés en étant moins cher ?". A contrario, le Monde perdrait-il beaucoup d'abonnés en augmentant ses tarifs ?

4/ Je veux bien parier, mais je n'honore jamais mes paris :-)

Danielle

Merci beaucoup pour tes remarques qui me poussent à chercher encore.
Je n'ai pas de réponse sur tout (heureusement !), mais voici à ce stade ce que je pourrais te répondre :

1/ Sur la sémantique, "modèle publicitaire" ou "modèle média" ? A vrai dire, j'ai entendu les économistes parler davantage de "modèle média". Cela dit, l'appellation "modèle publicitaire" est plus satisfaisante dans la mesure où elle dit bien que l'activité dépend de la publicité. Ce qui n'est pas le cas avec "modèle média".

2/ Ce qui est difficile sur ce sujet, c'est que les marchés d'innovations pratiquent souvent une tarification très élevée au lancement ! Et non la gratuité ! Prenons le marché de la téléphonie par exemple : seuls quelques geeks se précipitent sur les nouveaux modèles 3G malgré leurs défauts de surchauffe et d'autonomie, parce qu'ils sont accros à la nouveauté. Les modèles sont chers mais ils sont prêts à payer pour ce produit innovant. Les "followers", le grand public, n'accèderont souvent à ce bien qu'en 2e, voire en 3e temps.
La difficulté sur le marché de la presse en ligne est qu'elle n'a pas commencé en suivant cette logique de prix élevés. On peut se poser alors 2 questions :
- le passage à Internet est-il une véritable révolution technologique ? N'est-ce pas finalement un nouveau canal de diffusion, permettant une interaction à la marge avec les lecteurs ?
- le modèle de diffusion en ligne ne s'apparente-t-il pas davantage au modèle télévisuel ? Il y a sûrement des choses à trouver & creuser... je m'y attèle !

3/ Là, on se situe au niveau de la croyance... Dans le CR de la conférence de l'EBG du 5 avril en ligne sur le blog, on se rend compte de la diversité des modèles et des croyances de leurs instigateurs : certains parient et réussissent avec un modèle publicitaire, d'autres avec un modèle payant ou mixte.
Alors, s'il faut se situer au niveau de la croyance, je crois que le Monde pourrait faire payer son abonnement premium plus cher en effet. Quant au Parisien, je ne suis pas sûre que les lecteurs en ligne soient prêts à payer un abonnement cher : il faut qu'ils retrouvent aussi l'économie octroyée au journal d'éviter les coûts d'impression, de papier et de distribution ! En effet, il y a sûrement un public de fidèles du Parisien en ligne, qui pourrait franchir la barrière du payant avec une tarification plus axée sur l'usage "web" et non ancrée sur les prix du papier...

4/ Moi non plus ;-)...

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